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, Une grande partie tout au moins de ce que l'on appelle les règles techniques à observer par l'analyste, ne sont pas autre chose que des moyens de donner à cette occupation les garanties de son standart professionnel, mais si vous regardez bien au fond des choses, vous vous apercevrez que c'est dans la mesure où elles agréent, entretiennent, maintiennent, la fonction de l'ennui comme coeur de la pratique, J. Lacan, p.178, 1958.

P. Janet, De l'angoisse à l'extase, Janet, p.104, 1926.

, Enfin, si dans l'ennui, le « faire quelque chose de son temps » est éprouvé comme impossible, c'est en tant que ce « faire » est dénué de sens. L'autre, dont j'aurais à faire quelque chose m'apparaît comme inapte à recevoir ainsi qu'à donner. Il me tourne le dos. A contrario, qu'est-ce qui serait ne pas s'ennuyer ? Donner du sens, c'est-à-dire tirer de soi du symbolique à l'adresse de l'autre qui le recevant, l'accueillant, donne sens à notre sens. Dans une certaine mesure, ne pas s'ennuyer, c'est être comblé par l'autre, au mieux s'en satisfaire. Ainsi l'ennui est la marque en soi du manque de l'autre, dans le sens du manque dans l'autre. Nous voulons dire que dans l'ennui l'autre me met à l'épreuve de son impuissance à me compléter, « jointure » de deux états : « L'état d'être traîné en longueur par le cours du temps qui tarde à passer puis l'état d'être laissé vide par les choses qui se refusent 22

, Attente sans objet, l'ennui est la grande inspiratrice. C'est précisément parce que je ne sais pas quoi faire de ce temps ressenti comme long, qu'aucun programme de distraction ne m'est proposé, qu'aucun programme tout court, que je peux inventer, que je peux improviser. Lacan situait l'ennui comme une dimension de l'Autre chose, cet Autre chose que l'homme attend, qu'il désire. « ? dès qu'il arrive quelque part, il est excessivement important que toutes ses occupations suent l'ennui. Une occupation ne commence à devenir sérieuse que quand ce qui la constitue, c'est-à-dire en général la régularité, Mais nous devons aussi penser que ce recueillement devant son ennui est paradoxalement la voie d'émergence de la parole

M. Heidegger, 1929-30. Les concepts fondamentaux de la métaphysique, p.127, 1983.

J. Lacan, Le Séminaire. Livre V. op.cit, p.178, 1958.

, Le temps long de l'ennui n'est pas le temps de l'attente mais au contraire le temps de l'impossibilité de l'attente. L'écoulement temporel de la représentation à ce point toujours de la réalisation est ressenti comme une insupportable attente. Pouvoir attendre, c'est prendre en compte le temps de l'autre, le temps de son désir, être en somme en suspension de son désir, suspendu à ce désir toujours au-delà. L'ennui manifeste ce lien paradoxal et nourricier, déjà repéré dans le rire

E. S'ennuyer-en-séance-ou-côte-À-côte, Celui qui prétend ne plus aimer parce qu'il a connu l'ennui, ne trouve dans l'ennui que l'excuse de son non amour qui tient à autre chose. Aussi est-il possible aujourd'hui de supposer que le sujet de notre modernité n'est plus capable, ou moins, de soutenir son ennui 24 dès lors qu'il est seul avec ses mots, autrement dit d'accueillir l'inconnu de sa parole ? Mais plus encore : le problème n'est pas le fait que la psychanalyse soit aujourd'hui objet d'attaques de toute nature, Freud n'ayant jamais pensé qu'il pût en être autrement, mais la manière dont la parole, son seul médium, est « porté » par l'analyste pour rendre possible (ou impossible) l'ouverture de l'inconscient. « L'inconscient se ferme en effet pour autant que l'analyste « ne porte plus la parole

E. Le-rire-et-l'ennui, Dépêchezvous d'analyser tant que l'inconscient est accessible 26 ». Non pas que l'inconscient puisse disparaître comme une île engloutie et qu'il n'en reste que la légende et son récit mais inaccessible, car peutêtre nous aurons perdu les voies, le cheminement, c'est-à-dire la perspective de l'analyse comme possibilité de retour à l'enfance, à la liberté créatrice qui donne ses sources à la poésie, à l'art, à l'érotisme, Résumé : REFLEXIONS

, L'ennui est peut-être le sentiment le plus détesté de notre modernité, celui qu'il faut ensevelir sous la distraction, après avoir été depuis Pascal le sentiment le plus craint par les hommes

J. Lacan, P. Ecrits, and L. Seuil, « Variantes de la cure-type, p.359, 1955.

W. Granoff, Lacan, Ferenczi et Freud, 2011.

. Failles, Ce travail propose une réflexion sur la parole analytique en lien avec deux champs « ordinaires » de l'état psychique du sujet : le rire et l'ennui. La question de l'amour de transfert ici posée tente de trouver une nouvelle manière de se traduire au travers de la prise en compte d'un cri ordinaire : le rire

. Mot-clés,

. Rire, . The, and . Word, BETWEEN LAUGHTER AND BOREDOM creation: boredom. Keywords: laughter, boredom, creation

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