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La psychanalyse à l’épreuve de l’indécent 

Résumé : Bidaud, E. (2014). La psychanalyse à l'épreuve de l'« indécent ». Questions de communication n°26. 165-175, (CNU 71). La psychanalyse à l'épreuve de l' « indécent ». Freud dans sa définition du champ du « sexuel » tenait compte dans un même ensemble de l'opposition des sexes, de la jouissance sexuelle, de la fonction de la procréation et du « caractère indécent d'une série d'actes et d'objets qui doivent rester cachés » (2000, p.314). Ce rapport à l' « indécent » (ou l' « inconvénant » selon la dernière traduction) s'exprime dans le plaisir du voir et de l'être vu mais aussi du dire et de l'être entendu et participe du registre du sexuel infantile qui pourra trouver à l'âge adulte de multiples voies d'expression, contribuant même à l'évolution de l'objet sexuel vers la beauté. L'évolution de l'objet sexuel vers la beauté est liée à la dissimulation progressive de cette partie du corps (les organes génitaux) qui soutient la curiosité sexuelle, en reliant donc la beauté à la notion de voilement et secondairement de détournement en l'orientant du côté de l'art. Le beau naîtrait de l'instant où il fut possible de détacher l'intérêt exclusif à l'endroit des parties génitales pour le déplacer vers « certains signes sexuels secondaires ». Le beau participe ainsi d'un mouvement de voilement de ce qui est l'objet premier de l'excitation sexuelle, lequel est ainsi chassé du registre du beau. « Il me paraît incontestable, écrit Freud, que le concept du « beau » a ses racines dans le terrain de l'excitation sexuelle et qu'il désigne à l'origine ce qui est sexuellement stimulant. Ceci est en relation avec le fait que nous ne pouvons jamais proprement trouver « belles » les parties génitales elles-mêmes, dont la vue provoque l'excitation sexuelle la plus intense » (1987, p.67). Aussi, nous pourrions avancer que la « laideur » des organes génitaux est non pas le négatif de la beauté mais en tant qu'origine oubliée (rejetée) de celle-ci, sa vérité. Derrière la beauté se dissimule l'indécent, étymologiquement ce qui n'est pas présentable, la face honteuse du sexuel infantile. Le plaisir de regarder et de montrer (associé à la composante cruelle de la pulsion sexuelle) s'affirme tout au long de la petite enfance en tant que tendance autonome. « Les petits enfants dont l'attention est attirée un jour sur leurs propres partie génitale-le plus souvent par le biais de la masturbation-ont coutume de franchir le pas suivant sans intervention extérieure et de développer un vif intérêt pour les parties génitales de leur compagnon de jeu. Comme l'occasion de satisfaire ce genre de curiosité ne se présente la plupart du temps qu'au moment de la satisfaction des deux
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https://hal-univ-paris.archives-ouvertes.fr/hal-02535209
Contributor : Eric Bidaud <>
Submitted on : Tuesday, April 7, 2020 - 2:47:06 PM
Last modification on : Friday, October 2, 2020 - 3:28:32 AM

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Citation

Eric Bidaud. La psychanalyse à l’épreuve de l’indécent . Questions de communication, Presses Universitaires de Nancy - Editions Universitaires de Lorraine, 2014, pp.165-175. ⟨10.4000/questionsdecommunication.9280⟩. ⟨hal-02535209⟩

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